Girafe, Faite l'Amour pas la Guerre! 

Résumé

La Girafe nous séduit de suite à sa simple vue. Quelle grâce, quelle belle robe, que de beaux cils ! En cela elle symbolise la beauté féminine mais aussi et fatalement la vulnérabilité et la fragilité. La vie du girafon est rude ! Environ 3 girafons sur 4 se feront tuer avant l’âge de 3 mois ! Vulnérable, elle ne dort donc pas beaucoup : à peine 2 heures sur 24 ! Elle veille et surveille. La girafe accepte donc sa vulnérabilité et c’est exactement parce qu’elle l’accepte qu’elle devient… invulnérable. En cela la girafe est un beau symbole qui nous invite à accepter nos failles, nos fragilités, nos faiblesses quelles qu’elles soient. Féminine par excellence, la girafe saura faire de sa fragilité féminine une force aimante et ce sera là sa plus belle magie. Incarner la beauté des cieux en soi, incarner l’amour, c’est tout ce que la Girafe nous invite à être ! Incarner l’amour, c’est sans compter sur notre propre haine qui se reflète à travers le miroir des autres et c’est là que toute notre fragilité devant l’amour s’écroule. Ce sera là toute la magie et la médecine de la Girafe : accepter notre faiblesse devant l’amour et avec humilité, conquérir enfin notre propre cœur : notre amour propre ! Oser « être Soi » ! 

L'Energie Positive de la Girafe

L'Energie Positive de la Girafe est avant tout sa grâce féminine. La girafe est belle et nous envahit de sa grâce, sa douceur, sa non-violence et de son affectivité. En couple, les girafes sont caressantes, proches, tactiles et se donnent de nombreux coups de langue en signe d’amour. Ce qui est aussi vrai entre la girafe et son petit. Si l’adulte ne craint véritablement que le lion, dont elle veille depuis sa hauteur, les plus jeunes ou plus faibles sont la proie des lions, hyènes, léopards et crocodiles lorsque qu’ils vont s’abreuver. Son long cou fait de cet animal le plus grand : jusqu’à 5.50 mètres ! De là haut, elle voit venir le danger mais peut aussi manger les fines feuilles d’acacias dont personnes n’a accès. Elle a su développer ses capacités de survie dans un univers parfois rude. Ce qui est important et imposant chez la girafe, hormis son long cou, c’est son cœur : il pèse environ 11 kg et pompe jusqu’à 60 litres de sang avec une pulsation de 170 pulsations par minute ! Sa pression artérielle est deux fois supérieure à l’humain. La girafe a donc un « gros cœur ». Elle est sensible, affective, amicale, tolérante, se mélange facilement parmi les siens tout comme elle sait s’en détacher, est attentionnée et douce. C’est une « femme fragile ». Quant à sa garde robe, elle est tout simplement sublime : une œuvre d’art. La girafe aime le beau et la beauté. Elle incarne la finesse d’esprit. Son point faible dont elle a réussi malgré tout à dépasser c’est sa vulnérabilité lorsqu’elle est trop faible ou trop fragile. Lorsque le girafon nait, il doit se mettre debout dans les 15 minutes qui suivent sa naissance afin de stimuler la lactation de sa mère. S’il ne se lève pas ou pas assez vite, la girafe l’abandonne ou même le tue. Pas de place pour les « faibles ». C’est donc un paradoxe de la girafe. Elle doit faire de sa faiblesse une force, de sa beauté le respect de soi, de sa différence sa grâce. C’est ce qui va caractériser la girafe, sans se lamenter sur son sort elle va utiliser sa vulnérabilité pour se sublimer ! C’est là le symbole de la puissance féminine : sa force c’est l’amour, la beauté et la grâce. Pas de place ici à la « femme guerrière » qui serait d’avantage la haine que l’amour : son inverse. D’ailleurs, si les mâles peuvent se battre pour la conquête d’une femelle, il n’y aura jamais de mort. Se sonnant à coup de tête, le moins fort des deux abdiquera dès qu’il ressentira la supériorité de l’autre. Il y a donc là le « respect » de l’adversaire. Nous pourrions dire que la girafe prône « l’amour, pas la guerre ». La girafe est docile parce qu’elle est « amour ». Elle a compris, pacifique qu’elle est, que devant la guerre, devant la haine, devant l’ennemi, une seule arme est possible pour vaincre sans combattre : l’Amour de Soi et tacitement l’Amour des autres. L’amour est une force de compassion qui est capable de nous faire aimer n’apporte laquelle de nos haines intérieurs et par là n’apporte quel ennemi tant intérieur qu’extérieur. Mais notre instinct animal reprend vite le dessus sur notre faiblesse devant l’amour ! Devant la peur de mourir, nous retrouvons nos instincts archaïques de survie qui est de tuer l’autre et ainsi se nourrir de haine en lieu et place de l’amour. C’est là toute la chute, chute de Lucifer. Bien sûr, il nous faut, et c’est là aussi la médecine de la Girafe, accepter avec humilité cette faiblesse devant l’amour ! Nous ne sommes pas des saints, nous ne sommes pas des héros, nous sommes là où nous en sommes et il nous faut parfois tout simplement prendre de la distance avec ce qui nous rend la vie difficile. Cela ne nous empêchera pas moins de continuer à nous élever pour repousser nos limites devant l’amour, devant l’amour de soi. Tolérance envers soi, tolérance envers les autres, acceptation de soi, acceptation des autres, c’est là tout un art pour être en paix avec son féminin sacré.

L'Energie Négative de la Girafe

L’Energie Négative de la Girafe serait sans aucun doute la disgrâce, la brutalité, la grossièreté, la méchanceté, la violence, la haine, la vengeance, la rage et finalement la bestialité primaire archaïque et instinctive. Avec cette énergie négative ce serait « œil pour œil, dent pour dent », « tu m’as fait mal, tu dois payer ». Il nous serait alors impossible de comprendre et d’avoir de la compassion pour celui qui, souffrant au fond de lui, nous a malmené. Mais voilà, tant que nous n’arrivons pas aimer le tyran extérieur c’est tout simplement que nous n’arrivons pas aimer le tyran intérieur et c’est bien là notre fragilité devant l’amour qui nous saute aux yeux ! Avec humilité, il nous faut comprendre que l’amour inconditionnel n’est pas tant que nous ne nous aimons pas inconditionnellement nous-mêmes. C’est que nous sommes encore faibles devant l’amour, devant notre propre amour. Notre combat envers les autres est le reflet du combat entre notre propre haine et notre propre amour. Ce serait deux parties qui se battent à l’intérieur de nous : celle de la haine et celle de l’amour. Le cœur est le symbole Yin et Yang de la haine et de l’amour. Notre cœur en dualité rentre en tension lorsque mon envie de guerre est plus forte que mon envie de paix. Le cœur est le siège de l’acceptation ou de la non acceptation… de soi. Ce qui se résume par une vie extérieure miroir pleine de guerre avec les autres. Elle nous reflète nos combats incessants en nous, entre notre haine et notre amour. Entre le guerrier et le pacifique, entre notre instinct animal que nous devons dépasser et notre réalisation humaine. La Girafe négative combattrait sans cesse, oubliant la magie et la puissance du cœur et donc de l’amour. Elle en oublierait que sa fragilité contient une puissance extraordinaire, celle de stopper nette tout combat à l’intérieur et à l’extérieur de soi. C’est là la clé de l’Estime de Soi et bien plus, la Réalisation de Soi. Car nous passons la grande majorité de notre temps à nous battre « contre ». Contre soi tout d’abord et tacitement contre les autres avec l’illusion que les autres sont le problème. Tout ce temps passé à nous battre « contre » les autres nous fait perdre de vue notre propre réalisation : avancer « pour » Soi ! C’est là l’enseignement principal de la Girafe. Elle nous invite à plier devant la source, et cela aussi haut que l’on soit car aussi haut que l’on soit, nous ne sommes jamais arrivés. Humilité. Le combat « contre » les autres est une perte de temps manifeste, totalement inutile. C’est un combat que l’on mène tout simplement par faiblesse et parce que nous sommes incapables d’avancer et de se réaliser pour Soi. Nous n’en trouvons ni le courage, ni la foi, ni l’amour propre suffisant pour mener à bien notre « rêve ». Les autres sont donc le problème, il faut donc les anéantir. Guerre ou Paix, c’est à chacun de nous de choisir ! Dans tous les cas, elle sera toujours notre Guerre ou notre Paix qui se reflétera à l’intérieur comme à l’extérieur et, dans tous les cas encore, il faudra l’accepter, l’accueillir et l’aimer encore et encore, toujours et toujours ! Et attention, nous pourrions confondre égoïsme et amour propre dans tout ça ! Les pièges devant l’amour propre sont nombreux !

L'Epreuve de la Girafe

L’Epreuve de la Girafe c’est l’acceptation de sa vulnérabilité, de ses failles, de sa fragilité. Il n’est pas aisé d’accepter ses parties faibles et maladroites. Être faible dans ce monde est une tare. Nous devons être forts pour lutter, combattre, réussir, prouver et se prouver ! « Tu es grands maintenant, ne pleure pas » est l’adage de l’humain. Aussi, nous nous blindons pour pallier aux coups et aux blessures verbales, physiques ou psychiques. Nous devons tenir coute que coute devant l’ennemi. Nous pourrions aussi s’avouer vaincu, touché et même anéanti. La girafe a su prendre de la hauteur sur cet état de fragilité. Elle sait que notre unique fragilité c’est notre fragilité devant l’amour ! C’est d’ailleurs principalement avec sa tête, entendez par là son esprit, qu’elle va cogner son adversaire en cas de besoin et uniquement pour se défendre. La girafe n’est pas agressive. C’est comme si elle se servait avant tout de son esprit pour protéger son corps. Prendre de la hauteur sur la situation, s’élever dans un état d’esprit proche du cœur afin de faire tomber tout combat inutile. N’est ce pas là le chemin de la compassion ? N’est ce pas là le « gagner sans combattre ». L’épreuve de la girafe c’est donc d’accepter sa fragilité, mais aussi et surtout d’accepter la « rage » de l’autre avec compassion et compréhension. Cette haine et rage est le résultat d’un instinct bestial et primaire qui prend racine dans nos besoins de survie et par là notre peur de mourir. La girafe vient ici nous aider à dépasser notre instinct purement animal et bestial en le remplaçant par le langage du cœur féminin : accepter, pardonner, compatir et enfin aimer. Il faut une sacrée force d’amour pour aimer ceux qui nous haïssent ou qui nous blessent. La girafe est un Gandhi Pacifique. « Aime ton ennemi comme toi-même » ce qui voudrait dire que nous avons vaincu notre propre ennemi intérieur : notre haine ?! Alors s’il n’y a plus ni de haine ni d’ennemi intérieur, alors il n’y en a plus à l’extérieur. Lorsque le cœur voit la souffrance de la haine qui envahit l’autre, alors il compatit à la souffrance de l’autre ! De la haute voltige, non ? Sa compassion sera alors son arme la plus redoutable. C’est là l’amour inconditionnel. Voici donc l’épreuve de la Girafe : mourir à sa haine, mourir à son ennemi intérieur pour s’ouvrir au grand cœur pacifique, non violent et finalement au cœur guéri ! Quelle épreuve !

La Médecine de la Girafe

La Médecine de la Girafe est une médecine d’amour de soi et des autres. L’autre étant notre propre miroir, nous ne pouvons réellement aimer l’autre sans s’aimer soi-même profondément. L’autre ne vient que nous faire prendre conscience de nos propres failles « d’amour propre ». En cela il nous aide à nous perfectionner, à prendre de la hauteur, à sublimer notre faiblesse, fragilité et vulnérabilité devant l’amour, devant notre amour propre. Car finalement, notre plus grande faiblesse, c’est l’amour, non ? Nous sommes faibles devant l’amour. La Girafe vient nous enseigner à nous ouvrir à notre propre estime de soi, notre amour propre, à nous aimer tels que nous sommes et là où nous en sommes tout en nous perfectionnant sans cesse. Eprouvant, fastidieux pour nous qui sommes encore bien primitifs devant l’amour. S’élever et s’élever encore, prendre de la hauteur et garder sans cesse sa grâce, sa lucidité, et son amour vénusien intact. C’est donc par l’estime de soi, la beauté, l’art et l’amour, la finesse d’esprit, la non-violence, l’acceptation, la compréhension, la compassion que la Médecine de la Girafe viendra à bout de notre haine et tacitement à celle des autres. Elle parviendra par sa douceur féminine à apaiser toutes les rages intérieures et fatalement extérieures. La faiblesse et fragilité féminines sont devenues des forces aimantes : le féminin sacré sublimé, l’être humain réalisé ! Nous voilà dans une conscience supérieure, celle du cœur et celle « d’être » et de « faire » les choses « pour » Soi ! 

Girafe, Animal Totem, par Grand-Ours, Chaman-Guérisseur. 

Merci d'en faire bon usage sans vous en approprier la création... 

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Le Petit Livre des Animaux Totems