Mouette, Adaptation, opportunisme et Réalisation du Soi

Résumé

La mouette est sans doute la championne de l’adaptation. Cet oiseau côtier, au cri aigu si caractéristique, a su intelligemment s’adapter à son environnement. Elle est aussi à l’aise sur terre, dans l’air avec des ailes en triangle qui lui permettent de voler même dans les tempêtes, que sur l’eau où elle flotte aisément en se dirigeant avec ses pattes palmées. Elle est donc à l’aise partout. Alimentairement parlant, il en est de même. La mouette est omnivore, elle mange de tout. Cela va de l’insecte, aux vers de terre, fruits, œufs, poissons, coquillages et crustacés sans oublier tous les déchets alimentaires de l’homme. Comme si elle nous invitait à digérer nos déchets. Autant dire qu’au-delà de l’adaptation c’est aussi une opportuniste sacrée! Alors que dire de cet oiseau miracle ?! Qu’elle est le miracle du règne humain…

L'Énergie Positive de la Mouette

L’Energie Positive de la Mouette est l’adaptation et l’opportunisme. Elle a su tirer profit de tout ce qui était mis à sa disposition. Sa biologie s’est adaptée à toutes les configurations, tout comme son alimentation. Imaginez que l’Homme face de même ! Qu’il soit capable de s’adapter aisément à ce qui est, ce qui se présente, tout cela pour jouir au mieux de l’instant présent. Il y aurait bien des conflits non résolus en moins dans son corps et sa tête, non ? Imaginez qu’il puisse profiter intelligemment de l’abondance ou de la non abondance, de faire avec ce qui est ou n’est pas, toujours en s’adaptant… et sans râler ! Ce serait un humain quelque peu extra-terrestre ! Et pourtant, la mouette toute parée de blanc, nous invite à l’observer et à suivre sa magie.
Elle dirait : « Il suffit d’être Soi, de se laisser porter par la vie, et de s’adapter à ce qui est, ce qui se présente à nos yeux et d’en tirer la quintessence. Tout est juste, tout est salutaire. Je vis dans la magie de l’impermanence. Je suis, ici et maintenant. Je suis le courant de l’univers. C’est dans son flot d’énergie fluide que je me laisse porter et transporter, sans résistance, aisément. Je suis souple, malléable, adaptable. Je me nourris du contentement et ma plus grande qualité ce n’est pas de résister, c’est au contraire, d’accepter et d’accueillir tout ce qui a été, est et sera. Alors la vie m’est infiniment paisible et généreuse. Je suis mouette au féminin, concave et non convexe, j’accepte, j’accueille et… il n’existe pas de nom masculin pour le mâle de la mouette ! Comprenez là ce que vous voulez… mais je vous dis juste à vous tous que votre chemin est féminin, yin, concave, bien au-delà de la dominance masculine que vous tous revendiquez, hommes et femmes comprises ! Je vous laisse à vos… méditations… concaves !»
Sacré mouette, à elle seule, elle est un enseignement spirituel ! Avez-vous réfléchi pourquoi nous souffrons ? Cela est très simple, nous souffrons de ne pas accepter ce qui a été, est et sera. Nous n’acceptons pas l’impermanence et la réalité de la vie. Accepter, c’est accueillir pour ne pas souffrir, pour ne pas être à contre-courant de la réalité, de l’unité. Cela n’a rien à voir avec être d’accord ou pas d’accord. Cela est une autre histoire. C’est de ne pas nier la réalité, c’est simplement pouvoir se dire : « Ok, ceci est ! ». Il n’y a rien besoin de rajouter à « ceci est ». Dès lors que vous rajoutez quelque chose vous émettez un jugement qui est déjà une dualité. C’est bien, c’est mal… mais de quel point de vue ?! Nous sommes énergie, venus expérimenter la vie sur terre, dans la matière. Tout est expérience. C’est l’expérience qui nous enseigne. Avez-vous su faire du vélo sans en faire l’expérience ? Avez-vous su ce qu’il en était de se faire couper par un objet tranchant sans en faire l’expérience ? Aussi difficile que cela puisse paraître pour un mental récalcitrant et dominant, toute expérience est bénéfique. Elle l’est lorsque nous avons dépassé notre instinct animal et masculin relatif à Mars (plexus solaire, plan mental), pour nous élever au règne humain, féminin relatif à Vénus (chakra cœur, plan astral). Elle l’est lorsque nous en avons appris la leçon ! Lorsque nous pouvons dire « Gratitude » à l’expérience, alors elle fait partie définitivement de nos acquis, de nos richesses. Elle est notre apprentis-sage ! Nous souffrons de ne pas accepter et de ne pas pouvoir accueillir la réalité, l’expérience. Cela nous fait directement rentrer dans le triangle dramatique animal : « Victime-Sauveur-Bourreau » ou la suite logique est « Combat-Fuite-Manipulation », c'est-à-dire « Domination ou Soumission ». Il serait plus judicieux de rentrer directement dans le cercle vertueux fait de : l’acceptation/accueil d’une part, et du pardon, de la compassion, de l’amour et de la gratitude réciproque, à l’autre ou à la situation, mais surtout à vous, d’autre part ! Ne me croyez-pas, (vous voyez que vous n’acceptez pas ce qui est !!!) mais essayez ! Vous verrez que si vous êtes capables d’accepter et d’accueillir ce qui est, il n’y a plus de dualité et tous les traumatismes se transforment en paix. Cela se nomme d’ailleurs « Réalisation du Soi ». Il est dit que tout ce qui ne s’accepte pas se renforce, et que tout ce qui s’accepte se transforme. C’est là notre plus grand pouvoir guérisseur, notre plus grand magicien ! Posez-vous la question suivante : « Quelle est le sens de l’expérience que je suis en train de vivre ?! Pourquoi ai-je attiré cette expérience ?! » Il y a forcément un sens utile dans le sens de votre évolution et élévation, sans quoi, elle serait inutile et ne se présenterait pas. L’univers énergie et créateur est écologique, il va a l’essentiel, il ne laisse place à aucun hasard inutile. Dès que je fais l’inverse d’accepter, je rejette ! Je rejette quoi exactement ? Je rejette la création et me voilà séparé d’elle, de la vie,  de l’amour, appelant sa polarité inverse et extrême : la mort. A cet instant précis de la séparation, je créé le « Moi Ego » vis-à-vis du « Soi-Source ». « Et puis de toute façon, j’ai raison ! »… sauf que vous n’aurez d’autre chemin possible que de revenir à l’unité. Et le seul et unique chemin pour y revenir c’est « L’acceptation ». Avec ce mot sacré et quasi magique, le passé déprimant et le futur anxiogène disparaissent, laissant place au pouvoir du moment présent.

L'Énergie négative de la mouette

L’Energie Négative de la Mouette serait sans aucun doute l’Homme non réalisé, avec le cri de la mouette rieuse en bonus ! L’Homme non réalisé, dit « je veux » et en se faisant il doit faire face à tout ce qu’il ne veut pas. Frustration au rendez-vous, rire de la mouette en prime. L’Homme, dans sa dimension masculine émettrice et convexe « veut ». Il veut « avoir » et si l’on résume il veut avoir l’amour, l’homme veut posséder la femme. Ne voyons pas cela dans l’homme et la femme extérieurs, mais dans notre propre masculin et féminin. Peut-on posséder ce que l’on « Est » déjà dans notre fondement ? Vouloir posséder, c’est le propre du dominant, non ? Peut-on se posséder ? Assurément oui ! C’est là la magie terrible de nos inconscients, ils veulent ce qu’ils n’ont pas eu et ne veulent pas ce qu’ils ont laissé entrer à l’intérieur alors qu’ils ne le voulaient pas. Nous acceptons quand ça nous arrange et nous rejetons quand ça nous arrange aussi. En lieu et place de s’adapter avec opportunisme, nous résistons à ce qui est, à ce qui se présente. Alors il faut un méchant et un gentil, un bon et un mauvais, une victime et un bourreau, etc. C’est la guerre… et c’est la guerre en nous surtout ! Nous croyons contrôler ce que nous vivons, ou nous voulons contrôler. Mais qui est ce « nous », est-ce le « Moi-Ego » ou le « Soi », est-ce l’inconscient ou le conscient. Nous pouvons bien mettre ça dans tous les sens, la partie de nous qui veut ou ne veut pas est notre « Moi-Ego ». Le « Soi » est la création, sans séparation, elle ne cherche pas à vouloir ou ne pas vouloir, elle est, alors elle est en paix. Mais « Moi-Ego-Inconscient », veut répondre à ses exigences propres ! Il est le résultat d’un passé, d’un choc, d’un trauma, d’un conflit non résolu à ce jour. « Je n’ai pas eu l’amour de mes parents, je ne l’accepte pas, et je le veux ! J’ordonne à mes parents de me donner l’amour ! ». Je rejette l’expérience. L’expérience avait pourtant un but, celui de conscientiser que j’étais déjà l’amour, c’est là mon origine créatrice. En rejetant l’expérience, je me sépare du « Soi-Âme-Source », et me voilà duel, séparé de ce que je suis, criant aussi fort que la mouette mon désespoir ! Je refuse l’expérience, je refuse l’apprentis-sage, je souffre, car le résultat est implacable. Je souffre de n’avoir pu accepter/accueillir la réalité. Et je souffre encore aujourd’hui de ne pouvoir l’accepter/accueillir. Mais jusqu’à quand vais-je accepter de souffrir de mon ignorance ? Jusqu’à quand je vais en vouloir au monde entier et me battre contre lui ? Jusqu’à quand je vais laisser mon « victime-bourreau-sauveur » faire ce qu’il veut ? La réponse est simple ! Jusqu’à ce que je finisse par accepter/accueillir ce qui a été, est et sera, alors toute l’énergie duelle se transformera en « Amour et Gratitude ». Car le sens de l’expérience sera toujours de nous ramener à l’origine, ce que nous sommes : je suis, sous entendu : je suis cette énergie créatrice.
Edouard Bach, connu pour son œuvre sur les Fleurs de Bach exprime : « La maladie, n’est ni cruauté, ni punition ; elle est en tout et pour tout un correctif dont se sert notre âme pour nous indiquer nos défauts, pour nous éviter des erreurs plus importantes, pour nous empêcher de provoquer encore plus de dommage et nous ramener sur le chemin de la vérité et de la lumière que nous n’aurions jamais dû quitter ».
L’imperfection est parfaite. Il ne reste plus qu’à demander à la mouette de me dévoiler tout ce que je n’ai pu accepter et accueillir hier et de la faire, ici et maintenant. Alors toute dualité cessera à l’instant ! Je n’aurai plus à vouloir posséder l’amour car j’aurai compris que je le suis. Je serai arrivé à cette transformation par la mort du « Moi » et la réalisation du « Soi ». Le merveilleux pas-sage du masculin au féminin, du convexe au concave...ai risque de vexer le masculin ! Cela dit, c’est sans compter sur l’épreuve et par là la merveilleuse Ecole de la Mouette !

L'Epreuve de la Mouette

L’Epreuve de la Mouette est assez simple mais comme tout ce qui est simple est puissant… 

C'est de passer du mode convexe au mode concave, du mode masculin au mode féminin.

La mouette s’amuse des polarités Acceptation/Rejet. « Je veux », c’est là l’ego qui veut posséder l’amour, cette énergie créatrice. Si « je veux » alors je suis convexe, masculin et… quelque peu dominant ! Très bien, très bien…l’univers n’y voit aucun inconvénient sauf que… ce dernier est fait de deux polarités : Yin et Yang ! D’ailleurs avez-vous remarqué, on dit rarement Yang et Yin, mais plutôt Yin et Yang ! Tout simplement parce que ici bas, nous, êtres humains, devons avant tout accepter notre dimension féminine, réceptacle, concave, liée à l’intuition et au ressenti, au Yin. Recevoir avant d’agir, recevoir l’amour avant d’agir avec amour, c'est-à-dire créer ! Revenons à notre mouette, et son épreuve, si « je veux », alors polarité oblige, je devrais traverser toutes les couches de « je ne veux pas », logique cartésienne ! Vouloir, utile sans aucun doute au début du chemin, devient stérile à un moment donné. C’est là l’impermanence. Tout est vrai et faux à la fois. L’unique règle, c’est l’instant présent. Ce qui est vrai à un moment du chemin, devient faux à un autre moment, à un autre niveau de conscience. C’est là que, forcément, vous allez rejeter et non accepter ce que « vous ne voulez pas ». Vous renforcerez alors votre dualité car vous n’aurez pas compris le sens de la leçon. Dès que nous rejetons, c’est nous même que nous rejetons. En rejetant la réalité de la création, c’est nous, les fruits de la création que nous rejetons. Pourquoi diable, cette satanée mouette rieuse nous met de telle façon à l’épreuve ! Parce que nous sommes des pauvres pêcheurs et que nous devons êtres sévèrement punis ? Ça c’était avant, dans des dogmes quelque peu sclérosants et devenus obsolètes. Non, point du tout ! Le « Je veux » est en fait, ignorance. Il est émetteur, convexe, masculin et dominant. Il oblige un travail acharné pour « Avoir » ce que l’on veut et si diable, nous ne l’avons pas… c’est la frustration assurée. Essayons maintenant les vertus de la mouette : j’accepte, j’accueille tout ce qui est, tout ce qui se présente : adaptation et opportunisme. A ce moment là, plus de dualité, mais l’unité. Vous voilà réceptacle, concave, féminin. Vous laissez rentrer ce que l’univers à prévu pour vous, enfant sacré. Tout arrive à point à qui sait attendre, le maître arrive quand l’élève est prêt. Il n’y a plus à porter le monde, mais à l’inverse, se laisser porter par le monde. C’est la mort du « Moi-Ego », du « moi je veux » et l’élévation au chakra du cœur, vénusien et féminin, le Soi. C’est alors la « Réalisation du Soi », la renaissance au dit Saint Esprit, à l’Amour Propre. Tout est devenu contentement, il n’y a plus de résistances, juste acceptation et accueil. Ce ne sont plus les inconscients blessés qui jouent des rôles à travers vous, à l’insu de votre plein gré, mais la pleine conscience qui se manifeste dans sa création sacrée ! La mouette, risque de rire encore longtemps… 

La Médecine de la Mouette

La médecine de la mouette, c’est la médecine de la « Réalisation du Soi ». C’est le chemin de l’adaptation, de l’accueil, de l’impermanence et du contentement. C’est le dépassement du « Moi » pour s’élever au « Soi ». Ici, il n’y a plus rien à vouloir, tout, le grand tout est déjà accompli. Ceci est un Etat d’Esprit et ne dépend aucunement des conditions extérieures à votre vie. Ceci est intérieur. Ceci n’est compréhensible que par un état d’éveil supérieur, une pleine conscience. Cette médecine conduit chacun de nous à guérir le « Moi », le mettre à jour, c'est-à-dire dans le « ici et maintenant », avec l’acceptation total du chemin qui nous conduira fatalement et inexorablement à la réalisation du Soi. La mouette est cette médecine qui nous permet de rentrer à la maison, dans notre temple qu’est le cœur, siège de Vénus et du Féminin Sacré. Voilà pourquoi dans l’absolu la Femme Sacré est initiatrice de l’homme. Ne rien vouloir égal tout pouvoir : j’accueille les possibles qui me sont destinés, je me laisse porter car je sais que tout est parfait quoi qu’il en soit. L’univers pourvoit à m(s)es desseins qui sont s(m)iens. C’est le mythe d’Atlas accompli ! Il n’y a plus rien à faire, juste à être ! La mouette rieuse met la tête à l’envers…
Essayer la médecine de la Mouette, sans faire la moue c’est l’adopter, mais elle va encore rire longtemps car nous avons la tête rebelle, alouette !

Bonus de la Mouette avec Luis Ansa Chaman

" Dans le monde concave, vous plongez dans la partie féminine de Dieu. La concavité, c’est le principe féminin, la rondeur, la captation. Là, il n’y a pas d’Inquisition, pas de châtiments. Et quand je vois des femmes qui procèdent, dans le travail, comme des hommes, je me dis que c’est vraiment idiot. Plongez dans votre féminin et ne cherchez pas à comprendre. Qu'est-ce que vous voulez comprendre ? Lorsque vous comprenez la chose, vous la tuez. Alors, restez collés au corps et allez, hommes et femmes, dans le féminin. Allez à fond dans le féminin et devenez des capteurs. Quand j'ai parlé de la concavité avec don Diego, un Chaman, il m'a répondu : « Nos pères se sont inspirés du corps de la femme. Parce qu'elle est creuse. Tout en elle obéit à un processus de résonance, à des échos. Parce qu'elle capte, parce qu'elle accueille dans sa concavité biologique. » Les chamans se sont rendu compte que l'être humain contenait deux parties. L'une, convexe, masculine, mentale, qui le pousse à tout comprendre. L'autre, concave, cachée, très sensible, qui est capable de capter des choses sans chercher à les comprendre. La concavité, c’est le plus grand secret du chamanisme et c’est une affaire très intime qui ne peut être ni donnée, ni partagée avec quelqu’un d’autre. C’est un espace vierge dans lequel le mental ne pénètre pas. Parce que le mental dévore, il veut tout savoir, tout comprendre, c’est sa nature. Il dévore tout ce qu’il touche parce qu’il est avide. Donc, dans cet espace concave, il n’entre pas. Par vigilance, on le tient tranquille, on lui dit : « Ne te mêle pas, ne te mêle pas ! Laisse, ce ne sont pas tes oignons. » Cet espace vierge, c’est l’espace de l’Âme. LUIS ANSA

Mouette, Animal Totem, par Grand-Ours, Chaman 

Merci d'en faire bon usage sans vous en approprier la création...