Épervier d'Europe, la Pugnacité Récompensée

Résumé

L’Epervier d’Europe est un petit rapace très agile. La femelle est jusqu’à deux fois plus grande et plus forte que le mâle. En Egypte l’épervier est le symbole d’Horus, le fils d’Isis et Osiris. C’est un emblème solaire dans le sens où le féminin prédomine. Par là, l’épervier est donc le symbole du règne humain accompli : la réalisation du Soi où le masculin protège le féminin. Le mâle nourrit la femelle pendant la phase de couvaison. Après l’éclosion, elle et lui s’occupent des oisillons. L’épervier est très famille ce qui lui valut ses signes de noblesse et de distinction en plus de ses capacités prodigieuses en vol. L’épervier vole vite, sait faire du sur place, vole sur le dos ou de biais et pratique des piqués vertigineuses. Seulement 1/3 des oisillons arriveront au stade adulte, c’est dire le difficile chemin qu’attend l’Epervier. Sa quête est de haute voltige. Il part de très bas, très petit, mais à force de bravoure et de générosité dans sa quête, il dépassera patiemment les plus grands et quoiqu’il en soit, il atteindra sa quête. Cette dernière sans faille, fera de lui un être très humble comme très respecté. Il sera Amour. Simple et efficace !  

L'Énergie Positive de L'Épervier

L’Energie Positive de l’Epervier est celle de cette conscience solaire disponible à qui veut bien s’en donner les moyens. Pour recevoir, le soleil il est nécessaire de devenir Yin/Féminin dans un monde dominé par un Yang/Masculin. Ce dernier est relatif à Mars, au plan mental et au règne animal. Il est bien sûr à dépasser en s’ouvrant au règne humain, qui lui est d’ordre féminin, vénusien. Pour s’ouvrir à la voie du cœur, il est nécessaire d’être vif, rapide, pugnace, endurant et de voir clair. Ce sont là tous des qualificatifs de l’Epervier. Même s’il est un petit rapace, loin de son ami l’Aigle, il a des capacités similaires. Elles sont sans doute un peu moins spirituelles que ce dernier. L’Epervier invite à se donner les moyens, à se battre, à aller de l’avant sans avoir peur. Les deux tiers de ses attaques d’oiseaux pour se nourrir sont vaines. Pour autant, il n’abdique pas devant l’insuccès, il recommence encore et encore. Il est aussi capable de choisir des proies qui parfois sont plus grosses que lui. Il est motivé, décidé comme s’il voulait suivre le chemin de l’Aigle, son grand-frère. Il est dévoué, il sert le féminin sacré et sa progéniture. L’Epervier donne de soi. Par cette nature généreuse et altruiste, il est guidé et, ça ne peut-être autrement, il réussira. Il ne rechigne pas à la tâche. Petit mais costaud, petit mais tenace, petit mais vif, petit mais décidé. Cette motivation, cet élan du cœur guide sa quête. Elle n’est pas mentale, elle vient de beaucoup plus profond. L’Epervier n’a pas le temps de réfléchir, il se laisse guider par instinct. Il fait confiance à son intuition. Cette vivacité pourrait se comparer à une foi sans faille. Celle que tout Homme devrait avoir pour atteindre sa place et briller. Ce qui honore l’Epervier c’est qu’il est discret et humble. Il n’est pas de ceux qui se mettent sur le devant de la scène pour briller et tirer les honneurs. Il s’entraîne et se bat avec fougue et courage, avec audace même. Il n’est pas aussi fort qu’il aimerait, alors il doit redoubler d’effort. Il ne lâche rien, il ne se plaint pas, et finit par gagner par l’usure. C’est comme si cette ténacité lui permettait de lever les voiles même si ceux-ci semblent laborieux à s’user !
Si on empêchait l’Epervier de mener à bien sa tâche, il accuserait le coup, ne dirait rien, se relèverait et continuerait. Il ne fait pas cas des autres. Pour lui, ceux qui lui barrent la route sont là pour l’entrainer. C’est comme s’il était conscient de son destin. Les autres font partie de son destin mais ne sont pas sa destinée ! Il a beaucoup de détachement vis-à-vis du monde extérieur. Alors, il a cette conscience de ne pas donner de pouvoir aux autres. Il ne perdra pas de temps à pleurer sur son sort, à se mettre en colère et à se battre contre quelqu’un ou quelque chose.  Sa voie est plus intéressante, elle est quête d’accomplissement, d’aboutissement, de réalisation, le tout avec modestie ! 

L'Énergie Négative de l'Épervier

L’Energie Négative de l’Epervier serait celle du rapace au mauvais sens du terme. Un petit teigneux, petits bras et grande gueule. Dans sa médiocrité, il détesterait le monde et essaierait de tirer un maximum de profits. Guidé par la haine, il serait le contestataire idéal qui se bat sans cesse contre sans rien avoir à proposer. Il n’a que la guerre à proposer et tout est bon pour la déclarer. En montant en gamme, il se servirait de sa puissante agilité pour asservir, profiter et manipuler plus faible que soi. Il n’aurait pas le panache pour affronter plus grand que lui ! Il serait le roi des coups bas sans aucun remord. Un être glacial qui sévirait pour son moi égotique. Il ne verrait pas plus loin que le bout de son bec. Un être machiavélique, sans ambition, mesquin : un petit chef. Ces petits chefs sont souvent les pires. Ils croient avoir une parcelle de pouvoir et ça leur monte à la tête. Ils deviennent tyranniques, sans aucune pitié. Un rapace aux serres aiguisées, guidé par un pouvoir destructeur. Leur intelligence est cependant vive. Tout est fait vicieusement, avec calcul et surtout discrètement. L’Epervier négatif fait ses coups en douce, il s’arrangera toujours pour que ça ne ce sache pas, ou que ça ne ce voit pas de la hiérarchie dont lui-même à peur. Par là, il serait la voie du mâle dominant mais sans grandeur. C’est parce qu’il n’y aura jamais grandeur que l’Epervier négatif est écœurant, nauséabond. Il est frustré d’être petit ! Tout comme l’Epervier positif avance avec instinct sans se poser de questions, l’Epervier noir jubile dans sa noirceur sans réfléchir, juste pour la jouissance du mal. Est-il conscient de cela ? Non, il ne l’est pas. Il est malade mental, totalement névrosé. Le cœur est mort. Il a dû subir et souffrir dans son passé. Dans ses comportements il ne fait qu’exprimer et répéter ce qu’il a vécu tel un robot. Il ne sait plus qui il est et ce qu’il fait, comme possédé. Dans ce cas le plus terrible, un tel personnage relèverait de la haute psychiatrie. Il nécessiterait sans doute une phase d’enfermement pour l’empêcher de nuire, car il serait capable de grands dégâts. Bien sûr, comme tout être, il serait à guérir, car au fond, ce serait avant tout un grand souffrant.    

L'Épreuve de l'Épervier

L’Epreuve de l’Epervier est celle de la pugnacité. C’est un petit rapace qui rêve de devenir Aigle. Il part de tout en bas et devra monter tout en haut. Dans sa dévotion à sa quête, il apprend à être humble parce qu’il n’a pas la stature d’un géant. Pour autant, il n’a pas dit son dernier mot. Il va observer les plus grands, s’entrainer assidument et avec hardiesse. Il va redoubler d’effort, ne ménageant pas son courage. Il va se donner corps et âme. Il va même s’entrainer deux fois, trois fois plus que les autres. Il va se perfectionner avec persistance ne perdant pas de vue son objectif, sa quête. Il échouera beaucoup et cela le renforcera dans son endurance. Il serait comme le fils de l’ouvrier sans-le-sou et sans autres moyens que le cœur, et qui du bat de l’échelle, fougueusement arriverait au Graal. C’est d’ailleurs exactement là qu’il va avec entêtement. Il n’a pas une seconde de doute. Pour lui, il n’y a pas d’autres issues. Il mettra dix ans ou cinquante ans mais il est programmé pour cela. Il va batailler fort et sans relâche, parfois même s’épuiser à la tâche. Mais au final, pas à pas et contre toutes attentes, il arrivera sur le podium de la victoire. Il aura passé toutes les marches, humblement, discrètement, sans se faire remarquer tel un travailleur de l’ombre. Il aura appris, sera passé par tous les chemins et il sera, qu’on se le dise ! L’Epervier ne renonce jamais, c’est un samouraï, un être solaire !   

La Médecine de l'Épervier

La Médecine de L’Epervier est noble. Elle est vraiment la médecine de monsieur et madame tout le monde, décidés à être bon, être beau, être soi. C’est une quête pourvue d’une foi remarquable. Ceux qui ont cette médecine, ont de prime abord, rien de plus ni rien de moins que les autres. Ils sont comme tout le monde. Mais une force intérieure, un élan du cœur les poussent avec une énergie que rien n’arrête. C’est leur chemin, ardu et épineux, qui fera naître l’Epervier en eux, comme c’est la montagne qui fait le montagnard !  Debout, dans leur cœur doré, leur être solaire, partis de rien, ces êtres n’auront cesse de briller pour éclairer leurs frères et sœurs avec dévotion, mais fermeté. Des cœurs intarissables, d’une bonté grandiose dans la simplicité et la liberté d’être.

Épervier d'Europe Animal Totem, par Grand-Ours, Chaman. 

Merci d'en faire bon usage sans vous en approprier la création...